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L’HISTORIQUE DE L’ANE BOURBONNAIS
Autrefois, cette province chevauchait la partie sud du département du Cher nommée «Le Boischaut», effleurait la partie Nord du Puy de Dôme et mordait sur l’extrême sud du département de la Nièvre. |
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L'ane Bourbonnais puise ses origine principalement
dans le département de l'Allier, jusqu’au Nord du Massif
Central, c’est-à-dire, la région Auvergne. Cette province
a connu son apogée au XVème siècle avec l’extension
vers le Farez et le Beaujolais. Ancienne propriété des Ducs de Bourbon, la forêt de Tronçais a été confisquée et réunie à la Couronne en 1528 par François 1er, après la révolte de Charles III, Duc de Bourbon, Connétable de France. C’est depuis cette confiscation que la forêt appartient à l’état. |
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L’HISTORIQUE DE L’ANE BOURBONNAIS Il est représenté sur une frise où entrelacs et animaux décorent les corbeilles; à droite on voit un lion jouant de la vielle et un âne jouant de la harpe.
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Dans les communes de Chamberat, Huriel, Dommérat, La Chapelaude, toutes proches de Montluçon, s’étendait un important vignoble où les ânes étaient forts présents dans l’entretien des vignes. Ils furent également utilisés pour transporter l’eau et les produits phytosanitaires lors de l’attaque du Phylloxera. A Dommérat, une collection de vieux accessoires et charrettes est exposée au musée. Ce matériel fut utilisé dans les vignobles du XIXème siècle et jusqu’à la moitié du XXème . |
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Des documents d’archives nous montrent que
l’âne bourbonnais est très présent dans la vie
quotidienne. En effet, en dehors du domaine agricole et viticole, nous
retrouvons l’âne dans des secteurs d’activités
les plus divers. Dans la vie paysanne, la fermière l’utilisait pour se rend au marché et vendre ses légumes
C’était chose courante de croiser l’âne tirant une carriole, un tombereau ou une charrette. Il faut bien admettre que l’âne était, au XIXème et début du XXème siècle, le seul moyen de locomotion.
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Au dédale des rues l’hiver, allaient et venaient le charbonnier livrant ses commandes à l’aide de son âne qui tirait la lourde charrette garnie de sacs de charbon ou de bois de chauffage, ou d’entendre « chaud les marrons et de voir surgir au coin de la rue le marchand de marrons lui aussi accompagné de son âne. C’était encore à l’âne à qui l’on demandait de transporter les meubles lors d’un déménagement. Lui encore, qui emmenait le médecin à travers la campagne pour visiter ses malades. Toujours présent, même dans les moments de détente : le dimanche pour se rendre à la messe, pour la promenade dominicale à travers la campagne, ou à la fête du village. Il était de toutes les occasions et il faisait partie intégrante de la vie familiale. Si vous visitez Moulins, vous découvrirez le quartier des maraîchers, dit aussi faubourg Chaveau, nom donné par une famille de Moulins. Ce quartier fut jusqu’à 1838 le quartier des asiniers. Les fameux lanciers de la rue Chaveau dont l’équipe légendaire précéda les éboueurs dans l’enlèvement des ordures ménagères.
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Un autre aspect de l’utilisation de notre âne Bourbonnais, le tourisme. Déjà à cette époque, notre âne Bourbonnais était utilisé pour des fins touristiques. En effet, Vichy, une des plus grandes villes de l’Allier, était réputée pour sa station thermale au début du XXème siècle. Durant leur cure, les curistes profitaient de leur temps de liberté pour visiter Vichy.
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